12/07/2000

     

 

 

 

Des commentaires ???
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L'abri.
(1ère chronique Bîly Küniènne)

Le bout de l'histoire se fait attendre. Le générique de l'humanité dépasse le bon sens et mon nom ne viendra pas accompagné. L'émission en reprise est trop longue, la fin du monde est reportée à demain pour cause de faillite du destin. Rien de bon à la télé. Le futur est en solde, la tendresse est déménagée de l'autre côté, les rénovations vont commencer, les marteaux piqueurs sont plantés dans mon coeur. Trottoir fermé.

L'an deux mille passe comme un handicap. On peut vivre 8 jours sans bouffe, 3 jours sans eau, Combien de temps peut-on vivre seul ?
La télé est fermée. Le magasin est fermé. Le trottoir, la lumière, mes poings, tout ça fermé pour vacances d'été. Même le sommeil est en vacances jusqu'à prochain ordre, comme un exil. Même l'amour est une année bissextile. Le silence trop long incite au meutre. À éviter. La prostitution n'est pas un succédané à l'amour. Ma soirée restera une série noire, on y tue aux minutes, on y viole, on y déserte, on collabore à tous les instants. Le Pétainisme du cœur a infiltré sa guestapo dans mon bottin, les sirènes des raids ont la voix désagréable de mon téléphone qui ne sonne pas. Je descends dans les abris de mes illusions, dans la sécurité de mes rêves mégaloboulimiques. Les bars où l'on s'accoude seul sont des terrains minés à perpétuité. Les rencontres sont anti-personnelles. Les soirées seules sont des crimes contre l'humanité. Je déplore les promesses assexuées et les décoltés stériles. J'implore ma main sous ta jupe. Je réclame le vin et les soirées chaudes dans la cuisine des résistants. Dans l'aquarium de banlieue où l'on ne me nourrit pas, je vois mes yeux se déshydrater, victime des dysentries lachrymales, de l'espoir subliminal. Mes poings sont fermés. Les poissons tropicaux ont les ouies en minijupes. Il y a trop de place dans mon bocale. Les petites trahisons aux seins de limon font de toi ma Radio-Londre. Je t'écoute en cachette, avec mes 7 amis imaginaires, et nous parlons de toi comme de la liberté. Tes petits seins, tes petits forfaits soleils couleur caneberge au pied duquel tu vis ont cette odeur des aéroports a ciel ouvert, aux palmiers maternels, aux sombreros ridicules. Le ridicule ne tue pas. Tes petits gestes sont une île chaude après le naufrage, tes 2 mamellons sont autant de sombreros qui empêchent l'évaporation de l'eau stagnante de mon bocale trop grand. Tes grains de beautés font ça en beauté. Ta table est elle-même une destination soleil. Ton nez aussi. Tes pieds surtout. La plus grande réserve d'eau potable prend naissance entre tes jambes. Et tous tes passés boxeurs, tes oncles longitudiformes, tes soirées confuses sous les autruches réinventent à coup de courage le bonheur préfabriqué. On passe nos soirées dans la terre où les autruches plantent leurs têtes pour être à l'abris de la peur. On passe nos soirées à l'abris de la peur. On passe nos soirées dans les abris. Dessine-moi une marelle pour ta récréation, fais-moi un faux passeport pour ta cour d'école, réinvente-moi mon age pour que je puisse te regarder devant tes tableaux multicolores. Écris-y mon nom, sur tes tableaux multicolores. Parle de moi quand tu parles d'espoir.