12/12/2000

     

 

 

 

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Les flocons technicolors sont tous identiques.

4ième semaine.

Walt Disney, ressuscité, se débat pour garder sa dignité.
Sous son lit d'hôpital habite un inconnu,
un homme de néanderthal, une bombe à retardement,
une menace de rage épidémique.

Scène 5.

Hiro-Hito Junior se tient rigide devant Disney. Walt est furieux. Un businessman dont le corps a un reflet plastique se prépare un shoot sur une chaise.

Hiro-Hito Junior : Votre peuple, donc vous, vous avez décidé de faire le nécessaire pour que ce rapport de force reste intact. Et vos armes ont été les slogans utopistes soft, les blues jeans, le coca-cola et surtout, comme arme finale, comme coup de grâce, le cinéma et ses belles blondes. C'est vous, la bombe nucléaire. C'est le rêve américain, l'arme totale. Et le véhicule de ce rêve, c'est le technicolor. Les fesses enfermées dans les blues jeans des blondes décolletées ont conquis le monde. Vous les avez fait haïr leur singularité, vous avez instauré la pensée unique comme prison, et la grande finesse, c'est que vous les avez fait aimer leurs barreaux. La liberté ne procure pas de télévisions ni de femmes sexy sur le capot des autos. L'Amérique, oui. Les cellules sont en lingerie fine, les gardiens sont les magasins à grande superficie, les chaînes sont les "chain stores". Et c'est le cinéma qui instaure l'envie des biens au lieu des gens. Les tartares des steppes Mongoles rêvaient de tenter leur chance avec Kate Moss accoudé devant un hamburger. cKKK. Vous avez remodelé les mythes pour qu'ils vous servent d'ambassadeurs. Et ceux qui refusaient, découvraient la force d'impact de votre industrie militaire. Ils justifiaient même la paranoïa avec laquelle on fait du bon cinéma. Le confort intellectuel de Mickey Mouse a décapité une fois pour toutes la résistance. Radio Londres est morte entre les bras de la famille Von Trapp. Le rêve américain est un chef d'œuvre. Orwell et son 2 + 2 = 5, imposé par acharnement propagandiste ne vaux rien contre l'envie de laisser à d'autre le soin de compter pour ne pas manquer la suite de l'émission. La liberté de changer de poste suffit. Vous êtes un bourreau, Disney. Acceptez votre talent insinueux. Les nazis recyclés par l'Amérique d'après guerre furent admiratifs devant la force de frappe de vos princes charmants et de vos familles unies dans le confort d'un sourire, dans les pantoufles et les 101 dalmatiens. Vous êtes le maestro de la guerre subliminale.

Walt Disney : D'après vous, Mickey Mouse est un chef de goulag.

Bill Gates : Tu n'y es pour rien Disney. Ce n'est pas ta faute. Regarde-moi, j'ai 133 ans. Je suis encore jeune, je bande et je mange avec appétit. Je suis riche et je possède ce qu'il y a de beau en ce monde. Mais je n'y suis pour rien, moi ! C'était là, je n'ai fait que tendre la main. J'ai fait la fête et la fête a voulu de moi ! J'ai pris la clef des champs, j'ai trouvé la bonne serrure, et j'ai acheté la compagnie ! Je me suis détruit et de mes cendres sont nés des empires. Ils cherchaient un messie, j'ai fait le chef d'entreprise, ils ont voulus de moi. Je suis les trois cerises de la slut machine, l'Amérique était le casino et la ferveur du jeu, internationale. Et si les tapis rouges me servent de mouchoirs, si la mer rouge s'ouvre devant mes idées, si j'ai pu acheter le monde, c'est qu'il était à vendre. Et comme le dollar s'appelle dollar, les étoiles brillent un peu plus fort pour moi. Pour toi aussi, bonhomme. Je veux une constellation à mon nom. Je t'en donnerais une, toi aussi. C'est comme ça. On nous donne la liberté d'être dictateur. Alors, je suis dictateur de la rivière monétaire. Dans ton grand écran, les bons gagnent toujours. J'ai acheté l'écran, c'est moi le bon maintenant. Je suis le héros, le fils des dieux, de la libre entreprise. Les autres ? Tans pis. À moi les sept océans, à moi les sept continents. D'ailleurs, tout le boulot avait été fait par d'autres, avant. Par toi, justement. Moi je n'ai écrit que le générique. Et si on n'y trouve qu'un nom, ce ne sera pas celui de Yavhé. Le monde était en spécial, dévalué. J'ai acheté les droits. Les droits des œuvres d'arts, des monuments, de tout. J'ai acheté l'image. C'est fou la volonté d'être de l'argent. Pire que le cancer. C'est elle ma maîtresse, je lui dois tout. C'est elle qui me garde en vie, qui me fournit mes organes de rechange, ma longévité. Et maintenant, je fais le boycott du temps, le grand embargo de ma petite mort personnelle. J'assiège l'éternel.

Peut-on mourir de froid dans des draps vides ?
Doit-on être coulé de peur et dire :
"pourquoi m'as-tu abandonné" parce qu'on a été ressuscité ?
C'est ce que nous verrons la semaine prochaine,
pour la suite et fin des aventures de Walt au royaume de la vie sans la mort.

Même poste, même heure.

 

 

 

 

 

 

 
 

 

 

 

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