23/01/2002
art mécanik
hurle
motels murder
xia

 

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Je ne comprends plus mes rides. C’est comme si j’en avais dans les yeux.

Je n’ai plus de femme. Mon écran cathodique me sert de chaleur. Il m’allume tous les soirs sur ses harems hautes résolutions. C’est très propre.

J’aime particulièrement Marie-Madeleine du logiciel 747, section 69 F. Je suis une souris sur son nombril. Quand je caresse le clavier, elle se déshabille. Elle ôte sa jupe, ses collants à jarretelles, et finalement sa culotte sans odeur. Mon lit est un senseur hologramme, son serveur me sert tout, elle me caresse de sa virtuosité virtuelle. Elle fait ce que je veux, comme je le veux, jusqu’où je le veux. Je suis un rat, je caresse ma souris, je suis une bête, je descends dans les catacombes violents de mon inconscient, je suis un monstre et j’éjacule. Je la baise sans me soucier de la satisfaire, sans refouler mes envies les plus primaires. Sans tendresse plaquée, sans générosité bon marché. Simplement, avec économie. Je m’écoute, elle me suit, je m’égoutte, elle m’essuie, je ne dégoutte plus personne ainsi.

Quand je jouis, je ne conclue pas, je n’embrasse pas, je ne susurre pas de mots commercialisés. Je n’ai même pas à la chasser comme une putain dégrafée qui tient ses seins publics avec ses mains usées, qui tient mon argent poisseux dans le fiel de ses dents. Je n’ai pas à sentir son haleine. Je n’ai même pas à supporter contre mon oreiller le fumet des ébats et de la viande huileuse et cuite trop vite.

Quand je jouis, j’éteins l’ordinateur et j’ai toute la place dans le lit.

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