14/08/2002
art mécanik
hurle
motel murders
xia

 

OPEN BUFFET
27- lawnmowers are serial killers

Les maisons sont enlignées comme des soldats. Les poissons rouges naissent, vivent et meurent dans des bocaux, les pelouses sont rasées de près et la roue du carrousel tourne toujours dans le même sens. La terre tourne toujours vers l’Est, priorité à droite et les étoiles se bornent à disparaître. Brainwash, hi-jack. Je truque les dés, je change d’idée, chaque journée est un buffet à volonté, chaque heure est à réinventer. Sun ceviche, fake dices, fly me to Mars every day. Zappatiste de calendrier, charmeur de sirène, la vie est un cerf-volant sans corde, une montgolfière interstellaire. Je ne m’appartiens qu’à moitié. Les grenouilles en voie de disparitions parlent de moi la nuit et les 7 chevaux de l’apocalypse ronflent en rêvant de la femme centaure aux seins comme des mangues. Take the happy Star Ferry, listen to the ocean, fed the beds for an endless Halloween, I hack into faith’s brain with a cybersmile, and I change the electronic path of my destiny. Plug and play. Je fais de ma vie un chef d’œuvre, de mes jours des tableaux volés. Chaque seconde est une perle dans une huître sensuelle, chaque minute est un faux dollar de passé, chaque heure vole la mort à l’arme blanche, chaque jour est un grand pas pour l’humanité, et chaque vie est un mirage. Et les femmes sont des déesses de l’amour, et le vin coule, et je t’embrasse et tu fermes les yeux comme des couchers de soleils portatifs et les raz de marée avalent ton lit. Mes amis sont les rois de l’océan. Mes amours sont une clef camouflée vers les portes secrètes qui mènent au bonheur. Tout se glisse entre les aiguilles et les heures.

Take the plane to heaven now. Final call.

i take the happy star ferry

 


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