12/03/2003
art mécanik
hurle
motel murders
xia

 

 

Publi-reportage
2ÈME CARTE POSTALE DES BANTOUSTANS.

Township postcard
As seen on TV.

Ici, plus personne n’habite en ville. Il n’y a que le crime, le nombre de meurtre at gun point et la rumeur. Les banlieues murées vident les capitales de leurs majuscules et Johanne de Johannesburg a été voilé au passé dans un bantoustan isolé. Instant lawn, suburb walls, j’habite un rêve bétonné, une image capitonnée, un coin entre les murs fait de toc, de peur et de papier. L’ivoire des noirs est le dollar de béton qui entoure ma maison. Et je dors dans un lit de clôture et de barbelé avec une carte magnétisée pour pouvoir y entrer. Come in. Be my VIP guest. Show me some ID before you sleep with me. Les murs sont mon paysage, le gardien de sécurité à la porte est un dieu privatisé, le reste du monde n’est qu’un rêve cathodique et une raison de plus pour me saouler. J’habite un pays sans y voir les gens, world wide hologram. Je ne vois rien des statistiques at gun point, je ne connais que le climat clément. Je suis une carte postale avec température, ornière et myopie. La rumeur me parle de 20 000 meurtres par année in South Africa, moi, je ne sais pas, je ne connais que le climat. Je suis un roi. Travelers check and blind contact lenses. On me parle d’un vieux régime, de tortionnaires graciés, la rumeur me parle du changement, mais moi, je ne vois pas. Je ne sais pas. Je reste dans une banlieue murée, dans une chambre d’hôtel climatisée. Je visite room service et monde supermarché.

Third world private game reserve
We wish you a pleasant stay



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