22/03/2006
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Eden Motel
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Film film

 

 

L'esplanade des Mosquées
27ème pierre de lancée


Makhtesh
   

TNT belt, warning
Makhtesh Ramon, le plus grand cratère naturel au monde.

Ne reste plus qu’une balle à mon fusil
Et peu de temps à vivre.

Désert du Néguev. Rent a Car.
J’ai ta peau comme mirage, comme espoir. 80 vierges pour ma mort, toutes sont toi. 7 jours sans eau, ta salive comme gourde, ta sueur comme mémoire, ne reste rien. Ni ton odeur, ni tes gémissements. 7 semaines sans lumière. Tout à perdre. Rien à faire. 40 jours dans le désert.

Ne me reste qu’un rouge à lèvre enfoncé dans le coude, un tube comme soluté sans solution, immense comme l’Amérique, comme la solitude. Froid comme le vide, comme la fin du monde. Ne reste rien. Le tour du monde me laisse sur place, le désert est contagieux, les murs se cimentent dans mes yeux. La marée descend toujours. Les mouettes se sont écrasées. On les trouve sèches sur le bord de l’asphalte. Les plumes blanches dans le noir du goudron sous le noir des pneus. Les mouettes n’annoncent plus la terre. L’asphalte me sert de lit. Il est dur. Le goudron colle à mes rêves. Les nuits sont noires, mirages mensonges, la fin du monde c’est toi. Tu danses nue dans les mirages. Dans l’aridité du paysage. Dans l’absence.

Ne reste plus qu’une balle à mon fusil
Une ceinture explosive me colle la peau
Là où tu ne vis plus.

Viens chez moi, oublie l’hiver, dors avec moi une dernière fois. Tu n’as plus de nom. Réchauffe mes draps, tu n’as plus de nom. Ennuie-toi de moi.

Tu t’appelles comment déjà ?

VIA DOLOROSA
14 stations.

    1. Condamnation à l’exil de ton corps
    2. Sentence à la solitude et au manque.
    3. 1e panique, mon cœur est une citrouille éclatée. Ma peau brûle de toi. Ton odeur.
    4. Retour à tes yeux. Ta douceur. Ton sexe est ma mer.
    5. Les bouteilles vides et les amis bourrés, la survie de comptoirs, 40 degrés.
    6. Les bras d’une autre. Le vide. Les draps sont sales. Les condoms pleins.
    7. Solitude encore. 2e panique. Lève-toi et aime-là. Stérilité.
    8. Femme de pornographie facile, je vous laisse au duty-free 2-D. Les trahisons. Le désir. Le cul. Te lécher les seins, revenir dans tes bras, m’injecter ton orgasme encore une fois, une dernière fois, encore une autre fois. Te lécher le sexe, habiter ton sexe, ne plus jamais vouloir en ressortir. Me jouir l’âme dans ta bouche. T’enculer l’amour dans l’inconscient. Te lécher, te pénétrer, te voir jouir et voir le monde naître. T’entendre jouir et entendre la mer. Ton corps déposé dans mon lit par une marée de sperme. Le monde devenu sourire. Jouis sur moi, nage en moi, j’habite les valons de ton dos. Et toutes les rivières mènent à la mer de ton cul, de tes lèvres. Mirages. Le désert est vide.
    9. Les écrans sont vides, l’absence forcée. 3e panique.
    10. L’exil me déshabille l’âme. Je reste nu devant moi.
    11. Je suis cloué aux trois clous, l’oubli, la dépendance, la peur. Ta peau est ma croix. Ton cœur, ma couronne.
    12. Je monte ma banalité dans les ruelles des siècles et dans la narration du sang.
    13. Je reviendrai. Et je retrouverai les vierges épilées center-fold.
    14. Un jour, je tomberai en amour. En attendant, je meurs tous les trois jours.

Tu t’appelles comment déjà ?

 


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