09/12/2009   

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L’AFFICHE

DU 1er AU 19 DÉCEMBRE 2009
À ESPACE LIBRE

« Abou Salem : Ceux qui croient qu'une mère peut être fière de la mort de son enfant n'ont ni mère ni père. Ni enfant. C'est tout ce qu'il reste, la seule porte de sortie. Peu importe ce qu'elle dit, ses yeux parlent. Regarde-les, ses yeux! Tu verras, c'est la fosse commune des anges! Ils sont noirs, ses yeux, les larmes ne s'y rendent plus, plus rien ne s'y rend. Dis aux journaux de chez vous qu'on ne ressent aucune fierté à voir nos enfants se faire tuer. Tu vas le dire? ’ »

Extrait de L’Affiche

En Palestine, lorsque quelqu'un meurt d'une cause reliée directement à l'occupation, des factions s'approprient cette mort, font une affiche avec la photo du martyr et en tapissent les murs du pays. Abou Salem est l'imprimeur de ces affiches. Un jour, il se retrouve à imprimer celle de son fils Salem. La pièce suit les destins des deux côtés de la balle. À travers ces trajectoires croisées, Shahida, la soeur de Salem, essaye tant bien que mal de rêver avec son amoureux Ismaïl, malgré les checkpoints, le soleil et le ciment. C'est la violence extraordinaire d'un impossible quotidien en terre occupée.

À l'époque glauque des luttes antiterroristes, voir de l'autre côté des photos noir et blanc et des entrefilets bourrés de trous de balles. Voir qui sont ces gens. Comprendre de quoi est construit notre propre confort et réaliser sa fragilité. Pour ensuite mettre l'humain devant les monstres, la fête face à la mort, les mots au-dessus des armes et l'art en réponse à la propagande. Le tout ailleurs que dans un camp glauque et gris, plutôt dans une galerie d'art, afin de questionner les moyens que nous avons en tant qu'artiste de parler des deuils quotidiens de ceux qui n'habitent habituellement qu'à la une de nos journaux. Et peut-être, par cette épopée, chercher à deviner un peu ce qui pousse un adolescent à s'habiller de bombes et à tuer au nom de la vie.

« On ne s’attendait pas à un texte d’une telle force. […] L’écriture de Philippe Ducros, dans sa fulgurance et sa poésie, impressionne… »

Marina Da Silva, LE MONDE DIPLOMATIQUE, 12 octobre 2009

« Comme autant de parenthèses ouvrant sur des trajectoires personnelles hautement complexes, L’Affiche pose les jalons de réalités qui échappent aux réductions manichéennes. Car, ce sont des êtres et non simplement de beaux concepts qui se situent au centre de ce projet théâtral. »

Manuel Piolat Soleymat, LA TERRASSE, octobre 2009

AVEC FRANÇOIS BERNIER / SYLVIE DE MORAIS / DENIS GRAVEREAUX / JUSTIN LARAMÉE / MICHEL MONGEAU / MARIE-LAURENCE MOREAU / ÉTIENNE PILON / DOMINIQUE QUESNEL / ISABELLE VINCENT
ASSISTANCE À LA MISE EN SCÈNE ET RÉGIE
CHARLOTTE MÉNARD

SCÉNOGRAPHIE MAGALIE AMYOT
COSTUMES NADIA BELLEFEUILLE
MUSIQUE LUDOVIC BONNIER
ÉCLAIRAGE THOMAS GODEFROID
DIRECTION DE PRODUCTION CATHERINE LA FRENIÈRE
DIRECTION TECHNIQUE SAMUEL PATENAUDE
VIDÉO PHILIPPE LAROCQUE

DU 1ER AU 19 DECEMBRE
MARDI AU SAMEDI A 20H
JEUDI 10 DECEMBRE A 19H, SUIVI D’UNE DISCUSSION
VENDREDI 11 DECEMBRE 18H30

« Saïd : Tout est devenu normal. Normal, l'humiliation au checkpoint. Normal, les arrestations. Normal, les maisons démolies. Normal, les enfants morts par balle. Normal, la soif. Tout est normal. On n'en parle même plus. On en parle tout le temps. Le soir, dans mon assiette, j'ai toujours eu ça. C'est ça, le sable dans les aliments, la cendre dans le café, le plâtre dans les cheveux des enfants. La pierre dans les cours. Rien à faire d'un coeur lourd comme une pierre. Alors, je l'ai lancée. Et tout a explosé. »

Extrait de L’Affiche

 

CODIFFUSION ESPACE LIBRE
1945, rue Fullum, Montréal
www.espacelibre.qc.ca
BILLETTERIE (514) 521-4191

Relations de presse :
Karine Cousineau Communications
(514) 382-4844
karinecousineau@bellnet.ca

 


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