13/01/2010   

art mécanik
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Eden Motel
xia
Film film
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Les systèmes polaires
11e texte

Bienvenue dans mon aile psychiatrique, au milieu de mes mille personnalités.

15ème phase
    Sweat preacher, whisper me hope down the ear. And then, fuck me in the rear.

Finalement, ils ont finalement décidé d’envoyer une sonde dans l’espace pour rejoindre le prochain système solaire. Dedans, un échantillon de la science, un autoportrait de l’homme. La musique, l’art, la cuisine, l’amour, la pornographie, la science, la politique, et pour compléter le tableau, un homme. Vivant. Dont on a changé les gènes pour qu’il puisse traverser les centaines d’années prévues au voyage. Un homme dans le coma. Qui se réveillera un jour.

Frosty the Snowman : Les maisons sont enlignées comme des soldats. Les poissons rouges naissent, vivent et meurent dans des bocaux, les pelouses sont rasées de près et la roue du carrousel tourne toujours dans le même sens. Dieu joue bel et bien aux dés avec l’univers. Et les dés ont toujours été truqués. La terre tourne toujours vers l’Est, priorité à droite et les étoiles se bornent à disparaître.
Bull’s eye.
Je suis seul le matin, seul dans mon lit, seul devant mes œufs, devant mon micro-onde, seul dans le métro, seul devant la machine, seul devant l’argent, devant le manque, dans les jours seuls, seul devant mon écran, seul devant mes phantasmes, seul dans la rue, seul dans la foule, seul la nuit, seul dans le parc, seul sous le lampadaire, seul avec un couteau, seul devant la mort, seul devant Dieu, seul dans l’univers, seul devant le jugement. Le corps déchiré qui tombe de mes bras, qui s’englue sur l’asphalte du trottoir est vide.

Brainwash, highjack.
Je truque les dés, je change d’idée, chaque journée est un buffet à volonté, chaque heure est à réinventer. La vie est un cerf-volant sans corde, une montgolfière interstellaire. Je ne m’appartiens qu’à moitié. Les grenouilles en voie de disparitions parlent de moi la nuit et les 7 chevaux de l’apocalypse ronflent en rêvant de la femme centaure aux seins comme des mangues. J’emprunte de dernier traversier vers la folie d’être heureux. Je change les chemins électroniques de ma destinés.

Plug and play.
Je fais de ma vie un chef d’œuvre, de mes jours des tableaux volés. Chaque seconde est une perle dans la chaire d’une huître, chaque minute est un faux dollar de passé, chaque heure vole la mort à l’arme blanche, chaque jour est un grand pas pour l’humanité, et chaque vie est un mirage. Et les femmes sont des déesses de l’amour, le vin coule, je t’embrasse, tu fermes les yeux, couchers de soleil portatif et les raz-de-marée avalent ton lit. Mes amis sont les rois de l’océan. Mes amours sont une clef camouflée vers les portes secrètes qui mènent au bonheur. Tout se glisse entre les aiguilles et les heures.

J’ai pris le dernier avion pour la liberté. Dernier appel.

 


motelmurders

 

 


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Debut de la série "Les systèmes polaires"
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