21/08/2000

     

 

 

 

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CHINOISERIES

MENG JIANG*

Dans la Chine ancienne, aux environs de 400 av. J.-C., le pays était divisé en sept royaumes distincts, tous pourvus d’un mur les entourant et les protégeant des invasions ennemies. L’empereur de l’époque, Li Hao, décida un jour que cette anarchie n’avait que trop duré et décida d’unifier les sept murs entourant les sept royaumes afin de construire un seul mur autour de son pays. C’est alors que commença la construction d’une des plus imposantes réalisations humaines sur terre: la construction de la muraille de Chine. Pour ce faire, il dut recruter des milliers et des milliers d’ouvriers afin de rendre l’édification réalisable en le moins de temps possible.

Après plusieurs années de durs labeurs, l’empereur eut vent d’un contremaître hors pair nommé Ling Rui qui, paraissait-il, pourrait lui rendre la tâche beaucoup plus simple et à bien meilleur coût. Il partit donc en pleine nuit, avec ses soldats, à la recherche de ce contremaître fort réputé et dorénavant indispensable. Après des jours et des nuits d’intenses recherches, il finit par trouver sa demeure. Ling Rui habitait une maison extrêmement modeste qui n’avait rien à voir avec ce que l’empereur avait pu imaginer. Avec un pareil talent, l’empereur aurait pensé qu’il habitait un château d’une architecture époustouflante. La vue de cette bicoque le désola mais il n’en souffla mot à personne, se disant bien que l’édification de la muraille de Chine permettrait à Ling Rui de toucher un salaire bien suffisant pour se construire le plus beau des châteaux. Après avoir frappé sans succès à sa porte à plusieurs reprises, l’empereur s’enquérit auprès des voisins afin de savoir si Ling Rui se trouvait dans les parages. Tous l’assurèrent qu’il était déjà parti depuis plusieurs jours, bien affairé qu’il était à la récolte du riz dans les champs. L’empereur, mécontent de cette réponse, repartit vers la direction indiqué par les voisins, rageant d’avoir perdu tout ce temps pour rien. De son côté, Ling Rui, futé comme un renard, avait eu vent de l’affaire et savait que l’empereur était à sa recherche pour la construction de la muraille. Connaissant l’ampleur du travail et le peu de chance d’en revenir vivant, il se mit à craindre d’être affecté à cette tâche. Il réussit donc à s’enfuir quelques heures à peine avant l’arrivée de l’empereur. Ses voisins, amis de longues dates, l’avait ainsi sauvé dune mort certaine.

De son côté, Ling Rui, après des heures de course dans les montagnes à tenter vainement de trouver un endroit pour passer la nuit, vit tout à coup une lumière provenant d’une petite lucarne dans une maison sur la colline à quelques mètres au-dessus de lui. Il se fraya de peine et de misère un chemin entre les branches des saules entourant la maison et réussit enfin à se glisser doucement contre le mur de la maison. Il s’approcha de la fenêtre ouverte et ce qu’il vit alors lui fit perdre le souffle : une jeune femme, dont la peau était plus blanche que la plus pure des porcelaines, prenait son bain dans la pénombre de la nuit. Il resta ainsi quelques temps à contempler cette beauté lorsque soudain celle-ci se retourna et croisa le regard de Ling Rui, scellant ainsi leur destin. Dans la Chine ancienne, le seul fait pour un homme de voir le corps nu d’une jeune femme les liait pour la vie. Trois jours plus tard, ils étaient mariés.

Les trois premiers mois de leur mariage se passèrent sans anicroche, trop occupés qu’ils étaient à se découvrir, et fort heureusement pour eux, l’attrait fut mutuel. Jusqu'au jour où il s’en fut fait du plaisir quotidien qu’ils avaient connus jusqu’ici. Un matin glacial d’hiver, alors que le jour se levait à peine...

La suite la semaine prochaine ! ! ! !
*prénom féminin

 


Xia ge libai jian !
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